Le réflexe classique : regarder ce que demande le voisin et s'aligner un peu en dessous. Sauf que tu ne connais ni ses charges, ni son temps non facturable, ni ses objectifs. Ton prix, c'est le tien — et il se calcule.
Partir du taux horaire, pas du prix du marché
Ton taux horaire doit couvrir bien plus que ton salaire : charges sociales, matériel, assurance (dont la décennale pour le BTP), congés, et surtout le temps non facturable — devis, déplacements, administratif. En pratique, sur une journée, seules 5 à 6 heures sont réellement facturables. Ton taux doit en tenir compte, sinon tu travailles à perte sans le voir.
Prix de vente = coûts + marge, jamais l'inverse
Pour une fourniture posée, ton prix de vente part du coût d'achat auquel tu ajoutes une marge — pas un simple « x2 » au feeling. La marge doit absorber le temps de sélection, le transport, le risque, et dégager du bénéfice. Confondre marge et coefficient est la source n°1 de rentabilité fantôme.
Facturer ses frais de déplacement
Les kilomètres, c'est du temps et du carburant que personne ne te rembourse si tu ne les factures pas. Selon les cas, tu les intègres au taux horaire, tu les factures en ligne séparée, ou tu utilises le mécanisme des débours. L'important : qu'ils apparaissent quelque part dans ton prix.
