Sur le terrain, la facture arrive toujours au mauvais moment : le soir, après le chantier, quand tu n'as qu'une envie c'est de poser les outils. Résultat, on bâcle, on oublie une mention, on saute un numéro — et c'est exactement ce qui bloque un paiement ou attire un contrôle. L'objectif de ce guide : que tu n'aies plus jamais à te poser la question.
Ce qu'une facture doit contenir, sans exception
Une facture conforme en France porte un socle de mentions obligatoires (article 242 nonies A de l'annexe II au CGI) : ton nom, ton adresse et ton SIREN, le nom et l'adresse du client, la date d'émission, un numéro unique et séquentiel, le détail des prestations, les montants HT, le taux et le montant de TVA (ou la mention d'exonération). Pour un client professionnel s'ajoutent la date de règlement, le taux des pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € (article L441-9 du code de commerce). Chaque mention oubliée coûte une amende de 15 € (article 1737 du CGI).
Acompte, avoir, proforma : trois documents qu'on confond
La facture d'acompte se fait à la commande, avant la prestation, et s'impute sur la facture finale. L'avoir corrige ou annule une facture déjà émise — on ne supprime jamais une facture, on l'annule par un avoir. La proforma, elle, n'a aucune valeur comptable : c'est un devis présenté sous forme de facture, utile à l'export ou pour débloquer un budget client. Chacun a ses règles, détaillées dans les articles de ce guide.
- Numéro unique et continu
- Date d'émission et date de règlement
- Coordonnées des deux parties + ton SIREN (celui du client aussi dès le 1er septembre 2027 pour les TPE et PME)
- Détail des prestations, quantités, prix unitaires
- Montants HT, taux et montant de TVA (ou mention d'exonération)
- Entre pros : taux des pénalités de retard + indemnité forfaitaire de 40 €
