La règle d'or : ne jamais laisser pourrir. Plus une facture vieillit, moins elle se recouvre. Une relance ferme à J+1 du dépassement passe bien mieux qu'un silence gêné pendant trois semaines.
Connaître son délai pour relancer au bon moment
Entre professionnels, à défaut d'accord, le délai de paiement est de 30 jours après la réception des marchandises ou l'exécution de la prestation. Un délai convenu ne peut pas dépasser 60 jours après la date de la facture, ou 45 jours fin de mois si le contrat le prévoit (article L441-10 du code de commerce). Dès le lendemain de l'échéance, les pénalités de retard sont dues sans rappel — même si tu ne les avais pas chiffrées. Avec un particulier, c'est la date prévue au devis ou à la facture qui compte.
L'escalade en trois temps
- Relance amiable : un mail ou un appel cordial, dès le dépassement, pour écarter le simple oubli.
- Relance ferme : un écrit qui rappelle l'échéance dépassée, le montant dû et les pénalités qui courent.
- Mise en demeure : lettre recommandée avec AR, dernier délai avant procédure. C'est souvent elle qui débloque le dossier.
Calculer les pénalités de retard
Entre professionnels, le taux par défaut est celui de la BCE (opération de refinancement la plus récente) majoré de 10 points — soit 12,40 % au 2e semestre 2026, le taux BCE étant de 2,40 % au 1er juillet — ou un taux contractuel qui ne peut pas descendre sous 3 fois le taux d'intérêt légal (article L441-10 du code de commerce). Avec un particulier, seules les pénalités prévues au devis s'appliquent ; à défaut, ce sont les intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure (article 1231-6 du code civil). Concrètement, tu appliques ce taux au montant TTC, au prorata des jours de retard. Notre calculateur fait le chiffre exact à mettre sur la relance.
