La réponse en 30 secondes
- Le canal n'a pas d'importance : un devis peut partir par courrier, mail, SMS ou WhatsApp. Il doit porter ses mentions obligatoires, quel que soit le moyen d'envoi.
- Ce qui engage ton client, c'est sa signature : selon Service Public, « le client n'est engagé qu'à partir du moment où il signe le devis ». Un « ok » par message n'est pas ça.
- Pour les travaux de bâtiment et de dépannage, le client doit ajouter « bon pour travaux » ou « bon pour accord » au-dessus de sa signature.
- La solution la plus propre : envoyer par message le lien d'une page où il lit le devis et le signe. Tu gardes une preuve datée.
Un devis envoyé par SMS ou WhatsApp est-il valable ?
Oui, comme offre. Un devis est une proposition de contrat : la loi fixe ce qu'il doit contenir (identité, prix, description des travaux, durée de validité, selon les secteurs), pas le moyen de le transmettre. Un PDF joint à un message, ou un lien vers ce PDF, est un devis comme un autre. Le détail des mentions est dans les mentions obligatoires du devis.
Ce qui change avec un message, c'est la preuve. Un SMS se perd avec le téléphone, une conversation WhatsApp s'efface, et rien ne dit ce que le client a vraiment ouvert. Si tu envoies seulement un montant dans un message (« 2 300 € pour la salle de bain »), tu n'as pas envoyé un devis : tu as donné un prix, sans les mentions, sans la description, sans la durée de validité.
Pourquoi un « ok » en réponse ne suffit pas
Service Public le dit pour le devis : le client n'est engagé qu'à partir du moment où il signe. Pour les travaux de bâtiment et de dépannage, la fiche demande en plus que le client écrive « bon pour travaux » ou « bon pour accord » au-dessus de sa signature. Un « ok » ou un pouce levé dans une conversation n'a ni la signature, ni la mention, ni la certitude que ton client parle bien du devis que tu lui as envoyé.
Ça ne veut pas dire que le message ne sert à rien : s'il y a un litige, il fait partie des éléments qu'un juge peut regarder. Mais c'est une preuve fragile, que tu devrais pouvoir remplacer par une vraie signature en une minute.
Le faire signer sans papier : le lien de signature
L'écrit électronique a la même force probante que le papier si son auteur peut être identifié et son intégrité garantie (articles 1366 et 1367 du code civil), et le règlement européen eIDAS (article 25) interdit de refuser une signature électronique comme preuve au seul motif qu'elle est électronique. Pour un devis d'artisan, le niveau « simple » suffit en pratique. Les niveaux sont expliqués sur la page signature électronique d'un devis.
Concrètement : au lieu d'envoyer le PDF dans la conversation, tu envoies un lien. Ton client l'ouvre sur son téléphone, voit les lignes, le total et le PDF, tape son nom, signe du doigt et valide. Pas de compte à créer, pas d'appli à installer. Toi, tu gardes ce qui sert de preuve : son nom, la date et l'heure, l'adresse IP, le navigateur et l'empreinte du PDF qu'il avait sous les yeux.
Comment faire dans Billies
- Prépare ton devis et envoie-le : par e-mail, ou avec « Je l'envoie moi-même » si tu ne veux pas de mail. Dans les deux cas le devis reçoit son numéro.
- Ouvre le devis et choisis « Partager par SMS ou WhatsApp ». Billies écrit le message, au vouvoiement : « Bonjour Mme Martin, voici votre devis n° D-… de … € : » suivi du lien et de ton nom d'entreprise.
- Tu choisis SMS, WhatsApp, le partage de ton téléphone, ou tu copies le message. Si la fiche du client a un numéro de téléphone, il est déjà rempli : vérifie-le avant d'envoyer.
- Ton client ouvre le lien, lit le devis et le signe. Tu reçois un e-mail avec le PDF signé, et une notification sur l'appli iPhone si tu l'utilises.
Et si tu n'utilises pas Billies ?
Tu peux faire à peu près pareil à la main : envoie le devis en PDF, demande à ton client de te le renvoyer signé avec « bon pour accord » (une photo lisible suffit pour commencer), et garde la conversation. C'est moins solide qu'une signature électronique datée, mais c'est mieux qu'un « ok ». Dans tous les cas, ne démarre pas un chantier sur un simple « ok » quand la somme est importante.
